Lundi, 06 Février 2012 14:26

Éléments de réflexion sur la sécurité

Écrit par  Sylvain Mercandalli et Jérôme Fabre

Comme tout danger ce n'est que lorsqu'il est connu et identifié que l'on peut l'appréhender et trouver des solutions. Voici quelques éléments de réflexions quant à la sécurité de nos sorties en mer.

 

 

La rame en outrigger canoe est un sport de l'océan au même titre que le surf ou la plongée sous marine. Pour pratiquer ce sport il faut donc être aquatique, savoir nager, plonger, être à l'aise dans un océan mouvementé. Ne pas paniquer, avoir les bonnes attitudes semblent représenter les premiers points à acquérir.

 

Problèmes matériels

Un haut fond, un objet à la dérive, une vague non maîtrisée, une faiblesse ou un vieillissement du matériel . Tous ces imprévus peuvent entraîner des casses diverses.

 

  • Perte du safran : agir comme en va'a en se dirigeant avec la rame.

  • casse du système directionnel : tenter de réparer ou de bloquer le safran (avec des bandes de chambre à air).

  • Perte ou casse de la pagaie : avoir toujours une pagaie de secours

  • casse de la pirogue : si il y a une voie d'eau : obstruer la durite de prise d'air ( un noeud) pour qu'une bulle d'air reste emprisonnée dans la coque et évite que le bateaux sombre. Utiliser le fait que votre coque va mettre du temps à se remplir pour se rapprocher le plus de la côte et alerter les autres rameurs. La pirogue peut aussi se briser en deux sur un gros surf. Dans ce cas le rameur devra gérer la situation plus grave « d'homme à la mer ».

  • Perte de la pirogue : une chute et du vent peuvent séparer le rameur de son bateaux. il faut donc impérativement porter un leash solidement attaché au bateaux et au rameur. Ce leash et ses attaches peuvent céder dans ce cas on revient à la situation plus grave du rameur dans l'eau sans support.

 

problèmes physiques

Hypoglycémie, déshydratation, hyperthermie, Hypothermie, coup de pompe, crampes.

ces genres de problèmes doivent être gérer en aval par de la prévention :

 

En premier lieu, les problèmes physiques auxquels peuvent être confrontés les rameurs sont liés à leur propre préparation. L'entraînement (musculation et surtout cardio) doivent être à la hauteur des objectifs dès que l'on envisage des sorties longues, en compétition ou non. L'alimentation doit être adaptée à la pratique d'un sport d'endurance, avec des apports suffisants, pris au bons moments. Cela peut paraître évident, mais rappelons tout de même que la consommation d'alcool ou autres drogues aura un impact sur les capacités du rameur.

 

Toujours embarquer, en excès, de l'eau et des apports énergétiques.

Faire des sorties en rapport avec son niveau et son état de forme.

En cas de problème prévenir ou contacter les autres rameurs aux premiers symptômes sans attendre une aggravation de la situation pour réagir.

 

Le rameur devra être équipé de vêtements techniques en rapport aux conditions climatiques et surtout en rapport à la TEMPERATURE DE L'EAU.

En effet avec l'effort de la rame, un rayon de soleil, on peut rapidement enlever les couches, cependant le risque est grand si la situation dégénère et que le rameur ce retrouve à l'eau.

 

Certains rameurs portent des combinaisons intégrales qu'ils roulent pour ne pas porter les manches qui gènent la rame mais en cas d'immersion ils peuvent en secours enfiler entièrement cette combinaison et de ce fait mieux résister au froid.

Il faut aussi noter que la position « en boule » associée à une aide à la flottabilité double le temps de survie en eau froide (10°).

 

Aléas météorologiques

Il est indispensable de réaliser un point météorologique avant une sortie. Comme c'est un sport de l'océan il faut aussi s'informer de la marée et des courants qu'elle engendre.

Notre sport est très sensible au vent et son orientation car notre vitesse est limitée donc un courant et du vent de face peuvent nous faire reculer ou dévier nous rendant alors totalement impuissant.

Une connaissance suffisante du parcours est nécessaire, elle peut venir de la consultation de carte marine quand on sait les lire (Google Earth, Tide plan, Navionics , windguru sont des applications ou logiciels intéressants).

Il faut aussi se servir des conseils et de l'accompagnement des rameurs et autres marins locaux qui connaissent les spécificités de l'endroit (océan et météo).

 

Perte des repères visuels (brouillard, nuit, lieu de navigation inconnu ou non reconnu)

Le premier reflex consiste à se regrouper et contacter les autres rameurs.

dans ce genre de situation le GPS est l’outil idéal mais cela reste un outil qui peut être mal utilisé, être déchargé, tomber panne.

Il faut donc bien se familiariser avec le fonctionnement de son GPS, rentrer les waypoints (points de passage) appropriés comme les ports de départs, de replis et d'arrivées.

Faire des simulations entraînements sur la terre ferme, savoir donner les coordonnées de sa position.

Bien le charger et le tester avant le départ.

 

 

Conclusion: matériel et consignes de sécurité

Rame de secours.

Chambre à air découpée en bandelette (réparation de fortune) peut aussi servir à arrimer la rame de secours.

Vêtement technique adapté à la température de l'eau.

Leash, fusée de détresse (seul moyen d'être localisé de nuit et on arrive souvent de nos sorties juste avant la nuit)

GPS (pour donner sa position)

Moyen de communication :

La VHF embarqué souffre d'une portée trop faible pour contacter des rameurs a plus de 4 Km ou même un centre de secours.

Le téléphone portable représente le meilleurs outils de communication, il doit IMPERATIVEMENT :

être porté par le rameur, avoir un réglage sonnerie fort, être bien rechargé et contenir les numéros des rameurs et du centre de secours européen 112 ou directement le CROSS concerné

CROSS GRIS-NEZ - Manche Est - Pas de Calais
Tel: 03.21.87.21.87

CROSS JOBOURG - Manche centrale
Tel: 02.33.52.72.13

CROSS CORSEN - Manche Ouest
Tel: 02.98.89.31.31

CROSS ETEL - Atlantique
Tel: 02.97.55.35.35

CROSS MED LA GARDE - Méditerranée
Tel: 04.94.61.71.10



Privilégier les sorties à plusieurs.

Laisser ses intentions (heure de départ, trajets et heure d'arrivée) à quelqu'un.

En cas d'incident informer de suite les rameurs ou un proche sur la position, les intentions, même si on tente un retour ou une réparation et que l'on ne veut pas à ce stade déclencher des secours.



L'aide à la flottabilité :

Une combinaison intégrale et épaisse (4 et 3mm minimum type combinaison de surf avec si nécessaire les gants et chaussons néoprène en complément) est évidement une protection thermique indispensable en hiver et elle représente de plus une flottabilité non négligeable.

Sans remplacer la combinaison pour ses qualités thermiques, les gilets de flottaison type kayak peuvent être utilisés. Mais ce sont bien des aides à la flottaison et pas des gilets de secours. Pour cela, des systèmes très légers avec gonflage d'urgence existent.

Il faut aussi noter que le siège en mousse peut être utilisé.



1 commentaire

  • Lien du commentaire Alain Vassard Mercredi, 08 Février 2012 19:46 posté par Alain Vassard

    Manque les googles et le repoussoir....

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Mais de quoi parle ce site?

Les pirogues hawaïennes ou outrigger canoe sont apparues sur nos côtes il y a de nombreuses années. Mais ce sport n'a pas encore connu le succès populaire qu'il mérite, et dont il fait déjà l'objet dans toute la Polynésie. Des rameurs et des surfeurs passionnés sont chaque saison plus nombreux à se tourner vers cette pratique qui complète leur approche de l'océan.

Ce site veut raconter ce sport, parler de ceux qui le pratiquent et relayer les nombreux évènements qui les rassemble.

va'a 6 place ou v6

oc1, pirogue 1 place

oc4, pour le surf